#LLDN : Les Larmes de Narvrìl, chapitres 1 et 2.

LES LARMES DE NARVRIL


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Voici venu le moment de vous présenter les deux premiers chapitres de mon premier roman fantastique/science-fiction qui aura pour titre : Les Larmes de Narvrìl. Ne me jugez-pas trop vite, c’est la première fois que je suis autant investi dans un projet comme celui-là et ne vous inquiétez pas, la suite arrivera très vite !


Chapitre 1 : Une vie comme toutes les autres.

Il faisait anormalement chaud pour un printemps. Le soleil inondait les paysages français à travers un ciel sans nuages. Avec une chaleur digne d’un mois de juillet, les français n’étaient déjà plus en hiver et ne pensaient qu’à leurs prochaines vacances au bord de la mer. Le mois de mai débutait, avec ses habituelles volées de pollens et premières rosées du matin. Les fleurs s’ouvraient déjà. Les champs commençaient à être verts ou jaunes et inondés de diverses cultures, les animaux étaient nombreux et vivants. En un mot, la vie était tranquille.

Dans le nord de la France, entre deux terrils, symbole de cette région si riche autrefois, se trouvait une ville du nom de Sincourt, la cité aux quatre géants. Composée de quelques milliers de personnes, cette ville était comme une autre, possédant son école et sa poste, avec un héritage des anciennes mines de charbon. Dans un coron situé sur un ancien quartier minier, se trouvait un jeune homme qui vivait avec sa famille. Il s’appelait Christopher Dehaut, mais tout le monde l’appelait « Chris », et il entrait aujourd’hui dans sa dix-neuvième année. Chris était en faculté de géographie à Lille et partageait son temps entre ses cours et ses amis. C’était un jeune adulte comme les autres, il était plutôt grand, avait des cheveux bruns et des yeux bleus, et possédait un sens de l’humour propre à son caractère, joyeux et serviable. Il avait une sœur, âgée de dix ans, qui s’apprêtait à faire son entrée dans le secondaire, au collège municipal Victor Hugo. Elle s’appelait Sophie, et Chris l’aimait beaucoup. Bien sûr, il y avait ses parents, mariés depuis une vingtaine d’années. Son père était ouvrier et sa mère comptable. Ils se prénommaient Nicolas et Alice et s’étaient rencontrés sur les bancs du lycée, ne s’étant jamais quittés depuis.

Bien que la nature fût déjà en éveil, le reste du monde était dans un immense chaos, avec des problèmes politiques mélangés à des problèmes économiques. La vieille Europe, unie et solidaire, luttait sans relâche contre des pressions extérieures venant de tous les autres continents. En effet, le monde était au bord d’une nouvelle crise majeure qui pourrait avoir comme conséquence une nouvelle guerre mondiale. Les puissances militaires américaines et anglaises, unies comme jamais depuis plusieurs décennies, soupçonnent des pays du Tiers-Monde de vouloir renverser l’équilibre économique du monde par la guerre. L’Organisation des Nations-Unies, en plein essoufflement, peine à réduire les conflits entre les nations du monde, et rien ne semble empêcher l’Humanité de se diriger vers un troisième grand conflit majeur armé. Les révoltes se multipliaient dans les pays émergents depuis plusieurs mois, notamment en Asie où la Chine et le Japon s’affrontent au sujet de la Corée du Nord, dernière nation communiste du monde. Lorsque cette dernière fit une attaque éclair dans le nord de la Corée du Sud, son grand rival depuis plus de cinquante ans, la situation devint quasiment irrécupérable. La Chine, devenue plus capitaliste que communiste depuis le début du siècle continue malgré tout de rester derrière son voisin nord-coréen, pour éviter d’avoir aux bords de ses frontières une Corée réunifiée, avec le Japon à ses côtés, qui a le soutien des États-Unis.

Dans les pays d’Europe et d’Amérique du Nord, la crise financière s’est intensifiée malgré les politiques de rigueur de plus en plus importantes et dévastatrices pour les ménages les plus modestes, à tel point que l’Union Européenne est au bord de la banqueroute, tout comme le Fonds Monétaire International, qui peine à aider le monde tant la tâche s’annonce impossible. Dans toutes les nations, les extrémismes se développent et leurs actions s’intensifient, aux États-Unis, une fusillade débuta même à New-York lors d’une allocution du maire, qui échappa de justesse aux balles, retardant ainsi l’inévitable conflit mondial.

C’est donc dans ce contexte plus qu’inquiétant que Chris aborda l’été caniculaire de 2017. Il allait entrer dans sa seconde année de licence, et dans cet été plus que tranquille pour lui, il ne s’intéressait que très peu à ce qu’il se passât autour de lui et se contentait simplement de savoir les principaux titres, comme celui du premier soir des vacances d’été :

« Une mystérieuse disparition eue lieue dans la commune d’Orléans dimanche, titrait le journaliste du journal du soir. Un jeune garçon de dix-neuf ans a subitement disparu sur la route qui le menait à son domicile. Aucune piste n’est privilégiée devant le manque total d’indices sur les faits. C’est un étudiant de la ville et il rentrait tranquillement du supermarché lorsqu’il a subitement disparu. Ses proches sont activement à sa recherche, aidés par la police et la gendarmerie locale ».

Chris prit place à table pour le dîner, et regarda la photo du jeune disparu à la télévision. Il avait des cheveux noirs et un léger bouc sur le menton, il portait des lunettes rondes, comme le disait le présentateur, possédait un grain de beauté dans le cou. Pendant le repas, le journal télévisé passa à la politique intérieure :

« Nouvelle poussée de l’extrême-droite à Paris aujourd’hui, avec des manifestations contre la politique de rigueur, qui ont tourné à l’affrontement contre les forces de police et en dégradations sur les lieux de la manifestation. On déplore des dizaines de blessés et quelques milliers d’euros de dégâts sur les boutiques. Dans le même temps, les arrestations sont en augmentations dans tout le pays pour des délits multiples ayant un rapport avec l’annonce du gouvernement de la création d’une nouvelle taxe sur les ménages qui scandalise la classe politique. A Lyon, les étudiants sont descendus dans les rues de la ville pour montrer leur colère sur la restriction du ministère de l’Enseignement Supérieur sur les effectifs prévus à la rentrée prochaine, qui vont diminuer de 20%. Enfin à Metz, les ouvriers du secteur automobiles entament leur deuxième journée d’action face aux futures fermetures d’usines dans le pays ».

Et qui va encore payer cette foutue taxe ? Railla le père de Chris. C’est nous !

Le journaliste passa à la politique étrangère :

« Le Brésil a annoncé aujourd’hui qu’il allait s’allier avec les autres pays émergents de la planète pour combattre les mesures prises par l’ONU et le FMI qui visent à réduire les aides financières pour mieux aider les pays d’Amérique du Nord et d’Europe. Ils sont désormais une dizaine, avec à leur tête l’Inde et la Chine. Au Moyen-Orient, de nouveaux attentats secouent les villes de Bagdad en Irak et de Damas en Syrie, où la France et l’Angleterre ont une nouvelle fois appelé le président en place à quitter le pouvoir, alors que le conflit civil dure depuis plusieurs années, entre le pouvoir, les rebelles et l’État Islamique ».

Le journal passa à la page sport et le repas se termina dans l’ambiance habituelle où Chris s’amusa à empêcher sa sœur de manger son dessert, sous le rire des parents, ravis que malgré les tensions, leur famille resta la même.


Chapitre 2 : L’homme en noir.

Malgré les tensions présentes dans le pays et le monde, l’année universitaire débuta et Chris repris donc le chemin de la faculté de Lille. Sur sa route, il remarqua que tous les panneaux publicitaires et les unes de journaux affichaient des titres de plus en plus gros et inquiétants : « MENACES DE GUERRE », « CONFLIT ATOMIQUE », « TROISIEME BOUCHERIE ». Il y en avait pour tous les goûts. Dans le train qui le menait à Lille, Chris entendit d’ailleurs ces mots sur toutes les bouches des personnes autour de lui, qui ne cachaient pas leurs inquiétudes face à la possibilité de voir le pays confronté à une grave crise mondiale. Il ne fit pas tellement attention aux discussions et se contenta d’observer le paysage autour de lui, qui était calme et ensoleillé pour un mois de septembre.

L’automne approchait, mais rien ne supposait son arrivée. Les champs étaient encore en pleines récoltes, bercés par une légère brise qui venait de l’est et qui apportait un air chaud. Après un voyage de quelques dizaines de minutes, il arriva en vue de la capitale des Flandres où tout semblait naturel, depuis les bouchons sur les autoroutes jusqu’aux bousculades sur les quais de la gare, sans oublier le métro plein à craquer de personnes allant travailler ou étudier. Il arriva bientôt en vue de la faculté, composée de plusieurs bâtiments rouges et gris, avec un immense forum en son centre, sujet à tous les courants d’airs possibles et inimaginables. La première journée de cours débuta comme toutes les autres, Chris retrouva ses camarades et ils passèrent la journée à suivre divers enseignements, depuis les sciences politiques jusqu’à la démographie du monde moderne et ses professeurs n’avaient en tête que les événements actuels. Il vit même son professeur d’histoire contemporaine annoncer à la classe sa crainte de voir revenir le spectre de 1939, car comme il le disait : « il ne faut pas oublier que la crise boursière de 1929 favorisa la montée en Allemagne de l’extrême droite nazie, et qui a conduit sur la Seconde Guerre Mondiale, ce qui rappelle une tension politique mondiale que l’on connaît actuellement ».

Sur le chemin du retour, à moitié endormi sur son siège, Chris remarqua que quelqu’un le fixait. Il s’agissait d’un homme assis dans la même voiture que lui. Il n’avait pas fait attention tout de suite, mais en le regardant quelque chose attira son regard. Il était vêtu d’un grand blouson noir, à la manière des gangsters dans les vieux films américains et était coiffé d’un chapeau également noir. Il n’avait ni sac, ni valise, et portait simplement des lunettes noires fixant Chris sans détourner le visage. Chris ne fit pas attention à lui (et à sa panoplie de vêtements parfaite pour passer inaperçue) quand un contrôleur du train apparu à côté de l’homme pour faire sa vérification des titres de transport. Ce dernier effectua ses contrôles sans prêter attention à l’homme en noir, comme s’il ne le voyait pas et s’avança vers Chris, qui lui tendit sa carte d’abonnement. Après vérification, Chris tourna la tête vers l’homme en noir, qui avait disparu. Le jeune homme pensa qu’il s’agissait d’une hallucination due à la fatigue de sa journée et ne fit plus attention à ça ce jour-là.

Deux semaines ont passé. La tension augmentait continuellement comme en témoignait les journaux télévisés, qui montraient des images de manifestations et d’émeutes dans le monde entier et dans les plus grandes villes de la planète. La France, l’Angleterre et les États-Unis étaient désormais séparés de la Russie, qui menait d’étranges mouvements le long de ses propres frontières. Les américains craignaient surtout de voir une seconde guerre froide se déclencher alors que le conflit mondial est déjà au bord de la rupture. A l’intérieur de la France, les conflits s’intensifiaient également, avec de nouvelles mesures contre la rigueur qui ont provoquées de nombreuses fermetures d’usines et d’entreprises, provoquant une hausse du chômage encore jamais vue dans le pays. A l’Assemblée Nationale, le chaos régnait entre les députés, qui n’arrivaient pas à inverser la situation, au grand bonheur des adversaires de la majorité présidentielle, profitant de l’occasion pour favoriser la colère dans la classe politique. Un soir où Chris rentrait chez lui, le président de la République adressait un discours sur toutes les chaînes du pays :

« Mes chers compatriotes. La France connaît aujourd’hui une crise majeure et je m’adresse à vous pour vous expliquer la situation nouvelle et émettre des solutions afin de sortir de ces difficultés. Comme vous le savez, le monde est en proie à des discussions sur la crise boursière et sur les embargos commerciaux que pratiquent certains pays depuis ce matin. En effet, la France, alliée aux États-Unis et au Royaume-Uni au Conseil de Sécurité de l’ONU, est confrontée aux embargos commerciaux appliqués par l’Iran, la Chine, le Brésil, l’Inde et la Turquie, qui sont soutenus par la Russie, ce qui rend impossible une condamnation de l’ONU si deux veto des principaux acteurs du Conseil de Sécurité sont établis. D’autre part, la France condamne fortement la Russie et la Corée du Nord, dont les actions autour de leurs frontières sont à la limite de l’intervention d’une force armée commandée par l’ONU. Nous souhaitons de tout cœur trouver une solution pacifique à ces tensions, et permettre aux pays émergents comme aux pays défavorisés d’obtenir une place plus confortable dans la politique mondiale, en proposant les solutions suivantes… ».

Tout ça pour éviter d’admettre que tout est de leur faute, commenta Nicolas, on ne peut pas prendre délibérément de l’argent sur le dos des plus pauvres.

Nicolas, le père de Chris, avait toujours un avis sur la politique mondiale :

Il ne faut pas dire cela non plus, répondit Chris, n’oublie pas qu’on leur rachète des marchandises pour qu’ils puissent se développer, c’est à eux de prendre les bonnes décisions ensuite pour leur pays.

Son père s’apprêta à exposer son point de vue quand Alice leur indiqua qu’il était l’heure de se mettre à table, ils ne parlèrent plus de politique, car la mère de Chris détestait un sujet comme celui-là lors du dîner. Lorsque le repas fut terminé, l’allocution du président prit fin et le présentateur faisait le dernier point des titres nationaux avant de clôturer son journal :

« La piste de l’enlèvement se confirme à Orléans depuis quelques jours, après la disparition au début du mois de juillet du jeune Brian Fournier, la police a en effet découvert le téléphone portable du jeune homme après une énième battue sur le chemin qu’aurait pris l’étudiant pour rentrer à son domicile. La police scientifique a relevé un dernier appel manqué que Brian aurait passé vers sa mère, qui n’a pas décroché et le début d’un message non envoyé lui indiquant qu’il était suivi par un étrange homme habillé en noir. La police n’a pour l’heure aucun suspect ».

Cette dernière phrase attisa la curiosité de Chris, qui repensa à son étrange voisin dans le train le jour de la rentrée. Après quelques secondes de réflexion, il décida de ne pas y prêter attention, et abandonna immédiatement l’idée d’en parler à ses parents.


J’attends vos commentaires avec impatience 😉 A bientôt !

PS : N’hésitez-pas à me signaler si j’ai fait une faute quelque part hein 😉 !

A propos Playsort

26 ans, papa geek qui aime son prince et sa princesse. Apprenti bloggeur et futur auteur fantastique, fan de Muse et du RCL...
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